Guerre d'Algérie (1830-)

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Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Mer 23 Sep - 0:12

[HRP]Comme dit sur un topic de la partie discusion, je ne suis pas sur mon ordinateur habituel et n'ai donc pas accès à mes fichiers d'images afin d'illustrer le topic. Evidemment les balises de codage des tableaux ont également décidé de prendre un congé non-annoncé. Donc la présentation de cette guerre sera très schématique.

Factions:
Royaume des français
10 unités d'infanterie légère
5 unités d'infanterie de ligne
8 unités de cavalerie légère
2 unités de cavalerie lourde
5 unités d'artillerie de campagne
Navires de transport de la flotte méditerranéenne

Chefs algérois ralliés et mercenaires locaux

300 miliciens berbères
300 cavaliers légers berbères
Clans Kabyles
Forces disparates

Contre:

Beylicat d'Oran
6 unités de miliciens tribaux
1 unité d'infanterie de ligne
1 unité de cavaliers légers
Beylicat de Constantine
6.5 unités de miliciens tribaux
0.5 unités d'infanterie légère
1 unité d'infanterie de ligne
0.5 unités de cavalerie légère
0.5 unité de cavalerie lourde
Bey de Médéa et reliquats des forces algéroises
2 unités de miliciens tribaux

Janvier-Juin 1831

Suivant leur conquête de la ville et des environs d'Alger durant l'été 1830, la région a été en proie à un calme trompeur comme, se remettant du choc et rassemblant leur troupes, les deux principaux chefs locaux traditionnellement soumis au Dey d'Alger, les beys d'Oran et de Constantine, se sont progressivement préparés à ce qui allait suivre. Dans le centre du pays, c'est le plus faible des beys algérois, le bey de Médéa, qui a tenté de rassembler les troupes survivantes de la bataille d'Alger ainsi que ses propres forces tribales, avec un succès mitigé.

Durant l'hiver 1830-1831, l'une des premières actions françaises est de dépêcher une colonne de cavaliers vers les villes de Baraki, Sidi-Moussa et de Blida, entre Alger et Médéa. L'occupation de Baraki et Sidi Moussa se déroule sans coup férir. A contrario, la mission est initialement destinée à être une seule action de reconnaissance vers Blida, toutefois devant l'état calamiteux des défenses de la cité, l'officier commandant l'unité décide de lancer l'assaut à l'improviste avant que les défenseurs ne puissent se rassembler et fermer les portes, et par là obtient la chute de la ville. A la fin du printemps, la pacification de la campagne avance rapidement, sans que le bey de Médéa ne puisse s'y opposer réellement, à plus forte raison que les français ont obtenu le précieux soutien des kabyles et des berbères, prompts à se retourner contre leurs anciens ennemis arabes. Ces deux populations servent alors à la fois de guide et d'auxiliaire au combat. Les troupes berbères se font également tristement connaître par le pillage qu'elles pratiquent avec détermination partout où elles passent.

Pendant ce temps, dans le reste du pays, le bey de Constantine a pris acte de la chute de la suzeraineté algéroise-ottomane en Algérie, et s'est proclamé souverain indépendant, rassemblant une armée de 9.000 hommes pour soutenir ses prétentions, et dépêchant des troupes dans les régions stratégiques de la côte et de l'ouest de ce nouveau beylicat. A Oran, le bey Hassan a rassemblé une armée de 8.000 hommes, mais demeure indécis, à plus forte raison que la confiance des troupes en ses capacités et en la sécurité de la place d'Oran - déjà brièvement occupée par les français en 1830 - demeure faible. Parmi les chefs tribaux présent dans son armée, son leadership est fréquemment critiqué. Incapable d'agir, il se contente de se terrer dans le vieux fort espagnol de Santa Cruz à Oran...

Pertes:
France:
15 cavaliers légers

Beylicat de Médéa:
500 miliciens tribaux

Beylicat d'Oran:
250 miliciens tribaux (désertions)
50 cavaliers légers (désertions)
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Ven 2 Oct - 19:40


Second semestre 1831

Les forces françaises poursuivent leur pacification du pays algérois. Prenant avantage de la faiblesse du bey de Médéa, elles progressent avec une force solide vers cette ville, l'encerclant systématiquement grâce à des informateurs et auxiliaires locaux. Après quelques jours de combats, de nombreux combattants du bey désertent, et la résistance dans la ville s'éteint. Le bey lui-même est capturé dans les derniers combats. Les seuls pertes significatives côté français sont causées par l'effondrement d'un pont, dont la structure a été affaiblie durant les combats par l'artillerie.

En parallèle, les français poursuivent des campagnes de mise sous contrôle vers jusqu'à Cherchell, et dans le sud dans les collines du Sahel algérois. A la fin de l'année, les environs d'Alger sont fermement sous contrôle français.

En parallèle, le bey de Constantine a continué ses entreprises dans l'est de l'Algérie, sécurisant Sétif et Jijel, afin de consolider son domaine. A contrario, dans l'ouest, l'inaction du bey d'Oran lui a aliéné certains chefs tribaux, qui quittent son service.

Pertes:

France:
20 soldats d'infanterie légère
30 soldats d'infanterie de ligne
10 cavaliers légers

Beylicat de Médéa:
L'armée de Médéa est hors-de-combat.

Beylicat d'Oran:
300 miliciens tribaux (désertions)
100 cavaliers légers (désertions)

[HRP]Il existe un décalage chronologique avec les autres guerres, du à une de mes erreurs. Je vais donc modérer cette guerre une fois de plus durant le semestre à venir, afin de compléter le 1er semestre 1832. Je laisse le week-end (ou plus si nécessaire) au joueur pour me donner les ordres.
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Dim 11 Oct - 18:22

Premier semestre 1832

Enhardis par les succès récents, les français progressent vers l'ouest et vers l'est, ne rencontrant qu'une résistance réduite jusqu'ici.

Dans l'est, les forces françaises quittent Médéa et avancent vers Bouira, dont la petite garnison désorientée résiste pendant une après-midi avant de capituler. Cela fait, les troupes se remettent en route vers l'est et les territoires du bey de Constantine. En chemin, elles se dirigent vers la ville forte de Bordj Bou Arreridj, tenue par les roitelets kabyles du royaume des Beni Abbes. Au mois de juin, les français campent à la frontière du domaine Kabyle. Le long de la côte, c'est la ville de Béjaia qui est sécurisée.

Dans l'ouest, les forces françaises progressent jusqu'à Chlef en ne rencontrant ici aussi qu'uen résistance réduite, la chute d'Alger et de Médéa ayant décapité l'essentiel de l'opposition en Algérie centrale. Les chefs les plus endurcis s'enfuient dans la montagne ou dans l'ouest. En parallèle, une force navale de 5 frégates et 2 navires de lignes escorte une armée qui est débarquée à Mostaganem, où la citadelle et la population opposent une réelle résistance , avant de tomber après deux jours de combats en périphérie de la cité. Dans la foulée, ils se sont également emparés du mouillage d'Arzew, situé de l'autre côté de la baie, non-loin d'Oran. Durant cette capture, les troupes françaises ont réussi à mettre en fuite une petite force de défenseurs oranais.

En réponse à cela, le bey d'Oran a finalement donné l'ordre à ses troupes de bouger, cédant aux sheikhs les plus impétueux. Plusieurs détachements de cavalerie ont longé la côté, et sont entrés dans les terres, visibles partis pour intercepter et harasser les forces progressant depuis Chlef. Toutefois, le gros de l'armée oranais demeure à proximité de la citadelle espagnole.
Dans l'est, le bey de Constantine a continué d'entrainer ses troupes et de consolider son contrôle dans les districts à l'est du royaume des Beni Abbes, et exécuté plusieurs chefs refusant son autorité.

Pertes:

France:
30 soldats d'infanterie légère
40 soldats d'infanterie de ligne
20 cavaliers légers


Beylicat d'Oran:
100 miliciens tribaux (désertions); 200 miliciens tribaux (morts)
40 cavaliers légers (désertions); 45 cavaliers légers (morts)

[HRP]Décalage chronologique résorbé.
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Mar 20 Oct - 16:05

Second semestre 1832

Avec l'été, les français continuent leur progression dans l'ouest algérien. Dépassant Relizane et Mohammadia, ils se dirigent ensuite directement vers Oran depuis le sud, où ils mettent en place un siège, séparant soigneusement le fort Santa Cruz de la ville. Durant l'approche des troupes françaises, le bey d'Oran a retiré ses forces vers la seule citadelle, aussi c'est après quelques coups de fusil contre les milices oranaises que les forces françaises occupent sans difficultés la ville. D'autre part, une autre force progresse en parallèle le long de la côte, et ratissant les positions adverses depuis Arzew jusqu'à la banlieue est d'Oran, parvient à pacifier les arrières des assiégeants.

Renforcés par l'arrivée de la Légion Etrangère depuis la métropole, les français se préparent à l'attaque. Celle-ci survient après avoir effectué une préparation d'artillerie aussi bien terrestre que navale qui disloqua un mur de la forteresse; baïonnette au canon, les fantassins s'élancent et s'emparent de la brèche, dispersant les défensseurs oranais. Durant une série de rudes combats dans la cours de l'ancien fort espagnols, ils parviennent à définitivement briser la résistance adverse. de nombreuses sections de miliciens et de soldats semi-professionnels algériens se rendent, tandis que le bey d'Oran parvient à s'échapper en compagnie de quelques cavaliers par une poterne, se dirigeant vers Sidi Bel Abbès. Toutefois, à l'arrivée dans cette vité, il trouve les portes fermées. Continuant dans une fuite éperdue jusqu'à Tlemcen, il y est égorgé par des partisans du nouvel émir Abdel-Kader.

Une fois la forteresse de Santa Cruz tombée, l'essentiel des troupes résistant encore entre Oran et Alger se rend ou s'enfuit vers les hautes terres, sans doute espérant rejoindre Abdel Kader.

Peu d'activité dans l'est de l'Algérie durant cette période, comme les troupes de Constantine et celles des Français gardent leur positions.


Pertes:

France:
100 soldats d'infanterie légère
60 soldats d'infanterie de ligne
10 cavaliers légers


Beylicat d'Oran:
Toute l'armée oranaise est hors de combat.
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Sam 31 Oct - 3:03

Premier semestre 1833


La guerre en Algérie se poursuit; les français quittent Oran, et avancent avec une forte armée vers la cité de Sidi Bel Abbès, à l'intérieur des terres dans l'ouest de l'oranais. L'essentiel de la région entre Oran et la frontière marocaine appartient à des chefs favorable ou ayant fait allégeance au nouvel émir et Commandeur des Croyants Abdel Kader, qui a rassemblé des troupes dans les montagnes au sud de Sidi Bel Abbes et Tlemcem, tout en entamant des négociations avec le souverain marocain afin de bénéficier du soutien de ce dernier. Toutefois, un usage intelligent de pots-de-vin et du nœud commercial d'Oran permettent de rallier un certain nombre de tribus locales à la cause française.
Lors les troupes françaises arrivent devant Sidi Bel Abbes, elles entament un siège en règle de la place, défendue par quelques centaines de guerriers tribaux. Ces derniers se battent courageusement, et à un moment, une action de cavalerie menée para les compagnons du Commandeur des Croyants sur l'arrière des assiégeants menace de briser l'encerclement. Toutefois, après dix jours de combats, la place tombe aux mains des français. En parallèle, une autre colonne a progressé en parallèle vers Tlemcen, à la frontière marocaine, où une garnison significativement plus fournie et commandée par un lieutenant d'Abdelkader lui oppose une résistance solide, allant jusqu'à effectuer une sortie à la faveur des ténèbres dès la première nuit de siège. Il faut plus d'un mois et de nombreux morts pour parvenir finalement à briser la résistance de la kasbah de Tlemcen, et alors que la place semble perdue, une bonne partie des défenseurs survivants s'enfuit via une poterne dissimulée. En outre, durant toutes les opérations menées sur place, les lignes de communication et de ravitaillement françaises ont fait l'objet de raids réguliers, repoussés tant bien que mal.

Pendant ce temps, dans l'est, malgré les rumeurs de négociations entre le bey de Constantine et les français, ces derniers progressent et ont débarqué à Jijel, d'où ils expulsent à grand renfort d'artillerie la garnison constantinoise. A l'annonce de cette action, le bey a ordonné le renforcement accru des défenses de Bône et de Sétif, et dépêché plus de troupes vers ses places, posté des postes de garde au niveau des ponts, et préparé la mise hors d'usage des routes et ouvrages d'art existants. Une force de cavalerie, s'étant aventurée près de Sétif, a pu témoigner de l'état de préparation accru des forces indigènes.

Pertes:

France:
125 soldats d'infanterie légère
175 soldats d'infanterie de ligne
100 cavaliers légers

Forces loyales à Abdekader:
900 miliciens
100 soldats d'infanterie légère
100 cavaliers légers

Beylicat de Constantine:
275 miliciens
50 soldats d'infanterie légère.
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Mer 11 Nov - 2:22



Second semestre 1833


Avec la fin de la résistance dans la plaine côtière, les français contrôlent désormais l'Algérie côtière de Jijel à la frontière Marocaine, où des forces françaises investissent les positions frontalières. Dès lors, elles suivent deux orientations principales dans leur action:

D'une part, la pacification du territoire contrôlé, via la présence de colonnes mobiles rapides et efficaces, ainsi que la lutte contre les foyers de résistance potentiel, ainsi que le brigandage qui s'est développé avec l'effondrement des autorités locales. Après de longs efforts, ils parviennent à assurer leur mainmise sur l'essentiel de la région entre Alger et la frontière, et dans l'est, jusqu'à la frontière des territoires du beylicat de Constantine, avec lequel un accord a été trouvé. Dans l'ouest, il en va de même avec le Maroc, dont la neutralité dans les affaires algériennes a été obtenue. Enfin, sur le flanc sud, les français poussent jusqu'à El Gor et Moulay Slissen.

D'autre part, les français effectuent également des poussées vers le sud, sous forme de reconnaissance armée par des escadrons de cavalerie, vers Saïda et Tiaret, deux bastions du Commandeur des Croyants, Abdelkader. Toutefois, ces forces rencontrent sur la route une résistance déterminée des tribus de la montagne et des forces propres à l'émir, à tel point que la force dépêchée vers Tiaret doit rebrousser chemin avant même de s'être approchée de la ville. L'autre force arrive en vue de Saïda, avant d'être chassée, et fait l'objet d'une embuscade dans un défilé sur le route.
Malgré ces revers, les éclaireurs et forces de reconnaissance rapportent que les troupes et guerriers à disposition d'Abdelkader dans la région s’élèveraient sans doute à environ 25.000 hommes, tout au plus 30.000, dont une grande partie de miliciens tribaux.
Néanmoins, en réaction à cette incursion, le Commandeur des Croyants organise un rezzou avec 6.000 hommes dans la région de Relizane à Chlef, prévoyant de surprendre les garnisons françaises, mais se heurtant à un régiment de cavalerie française. A leur retour vers les sanctuaires de la montagne, lors de la bataille de l'Oued Mima au sud de Relizane, les algériens parviennent à forcer l'escadron de cavalerie parti les intercepter à la retraite, mais sont à leur tour mis en fuite par l'arrivée de renforts en provenance de Mostaganem. Les deux côtés laissent un certain nombre de morts sur le champ de bataille.

Dans l'est, la signature d'un accord entre les français et Constantine engendre un apaisement de la situation à la frontière entre les deux territoires. Toutefois, environ 2.000 guerriers tribaux décident de quitter le service du bey de Constantine afin de migrer vers l'ouest et aller soutenir le Commandeur des Croyants.



Pertes:


France:
100 soldats d'infanterie légère
125 soldats d'infanterie de ligne
200 cavaliers légers
50 cavaliers lourds

Forces loyales à Abdekader:
500 miliciens
50 soldats d'infanterie légère
175 cavaliers légers
50 cavaliers lourds

Beylicat de Constantine:
Aucuns combats

[HRP]J'ai perdu le texte de la guerre suite à un refresh malencontreux. J'ai donc été plus bref, car je n'avais pas envie de refaire tout à deux heures du matin.
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Mer 9 Déc - 22:11

Premier semestre 1834

Déterminés à progressivement contenir et rejeter Abdel-Kader vers le sud et les sables torrides du Sahara, les français rassemblent les forces en garnison à Tlemcen, et avancent vers l'est. Doublant Sidi-Bel-Abbès, dont la garnison reste en arrière afin de prévenir tout coup de main, les forces françaises comptent plus de 20.000 hommes dans la région des combats.
Apprenant l'approche de cette force considérable, Abdel-Kader retire ses forces vers le sud, dévastant au passage une partie des lignes de communication entre l'ouest et Alger. Il devient toutefois vite apparent que, progressant prudemment, les français ont pour objectif la ville de Mascara, nichée dans les montagnes de l'Atlas, où Abdel-Kader avait jusqu'ici implanté son quartier général.
Ce dernier rassemble 4.000 combattants supplémentaires, portant le nombre total de forces sous son commandement immédiat à 10.000 hommes. Toutefois, il ne peut pas espérer recevoir à temps le soutien des forces de l'ouest et de l'extrême est des territoires qui lui sont loyaux. Aussi tente-t-il plusieurs actions de délayage et d'arrière-garde dans les défilés menant à Mascara, avec un certain succès. Toutefois, la mauvaise volonté manifeste de quelques chefs tribaux locaux ressemble dangereusement à la trahison, et la rumeur va que certains des locaux auraient reçu des cadeaux des français. Finalement, une action nocturne se mue en bataille à une dizaine de kilomètres de la ville. Après quelques pertes initiales, les français parviennent à se regrouper et à mettre en fuite les agresseurs algériens. Le lendemain, ils arrivent en vue des remparts de Mascara, où flotte la bannière du commandeur des croyants.

Le siège s'éternise durant les journées torrides du début de l'été algérien. L'arrivée de renforts et de ravitaillement depuis Hacine contribue toutefois à alléger les difficultés des assiégeants. Néanmoins, après quelques semaines, les tirs d'artillerie ont raison de l'essentiel des défenses.
Les soldats français sont tirés de leur torpeur fin juin lorsque les forces de renfort d'Abdel-Kader arrivent... menées par le Commandeur lui-même, et l'essentiel de son armée, qui, au lieu de s'enfermer dans la ville, avait choisi de demeurer actif en dehors, faisant hisser sa bannière à l'intérieur. Ils parviennent à surprendre et à détruire une unité de cavalerie française, et lancent une attaque sur l'arrière des assiégeants. Encore une fois, leur discipline et leur force de frappe donnent aux français un avantage décisif, et ils parviennent à repousser Abdel-Kader et les siens, qui laissent pas mal de morts et de captifs derrière eux. Néanmoins, l'attaque a permis à la garnison de Mascara de quitter la ville discrètement à la faveur des combats.

La cité de Mascara tombe aux mains des français, mais une fois de plus Abdel-Kader s'est avéré être un adversaire à ne pas sous-estimer.

Pertes:

France:
200 soldats d'infanterie légère
195 soldats d'infanterie de ligne
200 cavaliers légers
20 cavaliers lourds

Forces loyales à Abdekader:
850 miliciens (+500 désertions)
125 soldats d'infanterie légère
400 cavaliers légers
50 cavaliers lourds
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Lun 28 Déc - 22:17

Second semestre 1834

Tandis que les français entament la réparation des dommages à Mascara, leur campagne afin d’affaiblir et d'isoler Abdel Kader continue. Cette fois, les français prennent leur temps afin de consolider leur présence dans la région en menant des actions ciblées contre les tribus refusant de se soumettre, et en obtenant par les cadeaux et la diplomatie la coopération d'autres. Ces actions de stabilisation se concentrent sur le Petit Atlas, et voient notamment des sièges répétés de petits villages montagneux et autres rezzous qui représentent une guerre difficile pour les deux côtés, fatiguant les troupes, entre temps déployées de l'autre côté de la Méditerranée depuis plusieurs années, et les locaux, qui font face à un début de disette, comme les récoltes ont étés perturbées de plus en plus ces dernières années.
Néanmoins, l'approche systématique des français commence à porter ses fruits, comme les loyalistes d'Abdel-Kader sont peu à peu expulsés des versants nord des montagnes, et retombent vers les vallées centrales et les versants sud, moins fertiles mais également plus défendables. La défection de certaines tribus constitué également un coup dur.

Face à ces risques d'effritement de sa coalition, Abdel Kader décide d'adopter une approche combattive, attaquant prioritairement les villages de tribus soumises à l'occupant. Prises isolément, celles-ci sont vite vaincues, et lorsque c'est possible, ramenées dans le droit chemin. Son activisme ne parvient pas réellement à ramener les transfuges dans son camp, mais à partir du début de l'hiver, alors que le froid s'installe dans les montagnes d'Afrique du nord, le nombre de passages du côté français diminue sensiblement...
Les combats directs entre les forces d'Abdel Kader et l'armée française restent limités.

Pertes:

France:
100 soldats d'infanterie légère
105 soldats d'infanterie de ligne
50 cavaliers légers

Forces loyales à Abdekader:
350 miliciens (+900 désertions)
85 soldats d'infanterie légère
50 cavaliers légers
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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Sam 30 Jan - 16:02

Premier semestre 1835

Les forces françaises demeurent calmes cet hiver, évitant les sorties trop poussées dans le bled et consolidant leurs positions sur les villes et basses-terres. Ils en profitent pour rouvrir les marchés et contribuer au rétablissement des circuits d'approvisionnement, ce qui permet de s'assurer du soutien d'une partie de la population civile en limitant ses privations. Les seules actions militaires de l'hiver sont une série d'escarmouches sanglantes autour des villages tribaux alignés sur les français: ces derniers parviennent à protéger l'essentiel de leurs nouveau sujets, mais Abdel Kader parvient malgré tout, par des concentrations rapides de forces à la faveur de sa maîtrise du terrain, à submerger et "punir" certaines de ces populations. Néanmoins, visiblement occupé à reconstituer ses forces, il ne tente pas de descente dans les basses-terres.
Pendant ce temps, des troupes supplémentaires sont arrivées de France, et ont débarqué à Alger et sont partis se positionner à Sidi Bel Abbes.

Pertes:

France:
50 soldats d'infanterie légère
45 soldats d'infanterie de ligne
50 cavaliers légers

Forces loyales à Abdekader:
70 miliciens (+100 désertions)
50 soldats d'infanterie légère
60 cavaliers légers

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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Ven 26 Fév - 1:57

Second semestre 1835

les forces françaises se mettent en mouvement dans l'été algérien torride. Deux colonnes totalisant 40.000 hommes se dirigent depuis Sidi Bel Abbes et Mascara vers Saïda, l'un des bastions du territoire d'Add el-Kader, lui assurant une jonction facile avec l'ouest du pays et la frontière marocaine. L'avancée des troupes françaises se fait rapidement, malgré les tentatives de harcèlement des algériens: une bonne couverture par la cavalerie et l'usage d'une nouvelle technologie, l'héliographe, rendent la coordination et la protection des deux imposantes colonnes facile.

La ville de Saïda, nichée dans les montagnes, est défendue par 2.000 soldats du Commandeur des Croyants et 4.500 défenseurs locaux. A l'approche des français, ils se replient dans la citadelle, placée sur une colline dominant la ville. La place est investie par les français, et la cité elle-même occupée, mais les défenseurs résistent vaillamment au bombardement.

Pendant ce temps, Abd el-Kader, qui commandait ses troupes dans le centre du pays, où il menait des raids sur les villes et garnisons de l'arrière-pays algérois entre Relizane et Chlef, apprend par des informateurs du mouvement français. Rassemblant ses troupes qui, grâce à des recrutements de troupes dans l'Atlas Saharien comptent désormais 8.000 hommes en plus de la garnison de Saïda, il se porte vers l'ouest. Mais, au-lieu de tenter une attaque difficile contre une force française bien retranchée, il se dirige depuis Tiaret vers Mascara, où les français n'ont laissé qu'une garnison de 2.000 derrière les murs récemment réparés de la cité.

Le commandant de la place est averti de l'approche d'Abd el-Kader par des tribus montagnardes sympathisantes, et envoie un message aux assiégeants à Saïda. Après une semaine, les forces d'Abdel-Kader arrivent devant la cité, et tentent un assaut de nuit. Ses soldats escaladent les murs et bénéficient d'une poterne ouverte par un traitre, mais au prix de pertes lourdes, les français les rejettent dehors. Durant les jours qui suivent, les attaques se succèdent, avec tant de violence qu'après une semaine, la garnison, réduite à 400 hommes, s'apprête à se rendre.
C'est alors qu'Abd el-Kader apprend que les français ont dépêché un corps de 9.000 hommes depuis Saïda, dont l'arrivée n'est qu'une affaire d'heures. La rage au coeur, il se retire vers Tiaret, non sans détruire tout ce qui peut l'être. Les défenseurs, épuisés, ne tentent pas d'action d'arrière-garde.

Pendant ce temps, les forces français ont réussi, au prix d'assaut impitoyables, à forcer la reddition de la garnison de Saïda. Néanmoins, la nuit de la chute de la place, un incendiaire a mis le feu à la ville, qui, construite tout en terre brûlée et en bois, brûle comme une torche. De nombreux indigènes et français meurent dans les flammes.
Rapidement, des rumeurs émergent, faisant état de ce que l'incendie était un acte de vengeance des français pour les pertes de Mascara et du siège de Saïda...

Pertes:

France:
1.700 soldats d'infanterie de ligne
100 soldats d'infanterie légère
60 cavaliers légers

Forces loyales à Abdekader: (ne comprend pas les miliciens locaux de Saïda)
3.500 miliciens (+300 désertions)
520 soldats d'infanterie de ligne
200 cavaliers légers
50 cavaliers lourds

[HRP]Initialement ce post était significativement plus long et détaillé. Mais quand j'étais sur le point de poster, j'ai par erreur effleuré le bouton "précédent" de ma souris (ne me demandez pas pourquoi il est là, j'ai été moi-même très surpris après mon achat d'avoir ce genre de bouton caché sur le côté de la souris...). Bref, 30 min de boulot perdu, peu avant 2 heures du matin. Je n'étais pas d'humeur à refaire de l'exhaustif.

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Re: Guerre d'Algérie (1830-)

Message par Syllas le Dim 27 Mar - 4:06

Premier semestre 1836

Après avoir sécurisé Saida et Mascara, les français se mettent en mouvement vers Tiaret, la principale et dernière place forte d'Abdel Kader dans le nord du pays. Ce dernier est affaibli par les revers récents, et ses troupes partagées entre la hargne fanatique des soldats avides de vengeance, et le lâche doute des conscrits voyant approcher les périls de la défaite. Les défections parmi les tribus du nord loyales au commandeur des croyants s'accélèrent.
L'homme lui-même a encore à montrer son premier signe de faiblesse. Infatiguable, il passe en revue les défenses de Tiaret, entraine les soldats, administre la justice, et envoie des messages aux chefs tribaux hésitant encore. Il a obtenu également le puissant soutien des mollahs et imams des régions montagneuses, où la foi est bien plus puissante que dans les grandes villes sécularisées de la bande côtière.

Les français entament une progression systématique vers Tiaret depuis Saida. L'avancée est lente et difficile - l'hiver dans l'Atlas est rigoureux, et il a neigé. Certains cols sont impratiquables, à quelques reprises il faut chercher des routes alternatives. L'activité est donc réduite des deux côtés. Néanmoins des escarmouches se produisent près de Frenda et de Ain elHadid, et causent de nombreux morts des deux côtés.
Finalement, avec la fonte des neiges, les français arrivent à proximité de Tiaret en mars. Les approches de la ville sont défendues par une série de redoutes et de fortifications en terre qui doivent être prises une à une avant d'arriver enfin en vue des murs de Tiaret elle-même. La bannière d'Abdel Kader lui-même flotte au-dessus de la porte principale. Tout semble présager d'un siège.
Prudemment, les français entament l'encerclement de la place, qui se révèle difficile en raison du relief escarpé des environs. C'est le moment que Abdel Kader choisit pour mener une sortie, de concert avec des forces cachées jusqu'alors dans les collines voisines. La sortie est un succès, et parvient à culbuter un corps d'infanterie français, renforcé par la cavalerie. Fidèle à lui-même, Abdel Kader ne tente pas le diable et après cette première réussite, se replie prestement vers le sud-est, abandonnant Tiaret, dont il a fait vider les greniers et les arsenaux dans les mois précédents. L'homme disparait dans la brousse, laissant la ville vide.

Le lendemain, les français occupent la cité sans coup férir. L'atmosphère est glaciale, les habitants visiblement hostiles. Il semblerait par ailleurs que les algériens aient laissé derrière eux un cadeau - la dysenterie, qui commence à prendre parmi les soldats.

Jusqu'au début de l'été, le commandeur des croyants ne fait plus parler de lui...

Pertes:

France:
250 soldats d'infanterie de ligne
50 soldats d'infanterie légère
100 cavaliers légers

Forces loyales à Abdekader: (ne comprend pas les miliciens locaux de Saïda)
450 miliciens (+800 désertions)
45 soldats d'infanterie de ligne (+15 désertions)
75 cavaliers légers (+25 désertions)
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